Guadeloupe · 971

Déstratification et brassage d’air en grand volume en Guadeloupe

Brasser l’air d’une halle de grande hauteur pour supprimer les couches d’air surchauffé sous toiture. Prestation technique, hors dispositif CEE outre-mer.

Cette opération n’est plus valorisable au titre des CEE

Point de vigilance réglementaire. Les fiches d’opération de déstratification d’air, en tertiaire comme en industrie, portent désormais explicitement la mention « France métropolitaine ». Aucune fiche de déstratification propre à l’outre-mer n’existe. Nous coordonnons ces installations comme prestation technique, sans annoncer de valorisation CEE dans les DOM. Nous continuons à documenter et à coordonner ces travaux, qui restent techniquement pertinents, mais sans mobiliser le dispositif des certificats d’économies d’énergie. Fiches concernées : BAT-TH-142, IND-BA-110.

Les entrepôts de Jarry, en fond de baie peu ventée, cumulent grande hauteur, toiture métallique et absence de brise naturelle : la stratification y est particulièrement marquée en milieu d’après-midi.

Le contexte en Guadeloupe

Environ 2 300 heures de soleil par an, rayonnement fort toute l’année, pour 23 à 31 °C toute l’année, amplitude annuelle inférieure à 5 °C. Carême sec de février à avril, hivernage humide de juillet à novembre, et saison cyclonique du 1er juin au 30 novembre. Alizés d’est-nord-est quasi permanents, ressource de ventilation naturelle réelle sur la façade au vent.

Maisons individuelles à toiture bac acier ou tôle ondulée très majoritaires, souvent sans isolant sous couverture ; cases créoles anciennes ; parc collectif dense à Pointe-à-Pitre et aux Abymes ; tertiaire et logistique concentrés sur Jarry.

Système électrique insulaire non interconnecté exploité par EDF SEI, production locale coûteuse, péréquation tarifaire nationale. La climatisation et le froid commercial pèsent lourd dans la pointe de consommation de fin de journée.

Qui est concerné en Guadeloupe

Entrepôts et plateformes logistiques de Jarry, ateliers et garages de Baie-Mahault et des Abymes.

En Guadeloupe, l’implantation des appareils compte autant que leur nombre : Archipel contrasté : une Basse-Terre volcanique, montagneuse et très arrosée, une Grande-Terre calcaire, plate et nettement plus sèche. Deux régimes thermiques sur un même département, donc deux logiques de travaux. Une répartition mal calculée crée des zones de courant d’air et laisse d’autres secteurs sans effet.

Comment nous intervenons

Sur Guadeloupe, l’implantation des appareils se calcule à partir de la hauteur sous faîtage et de l’occupation réelle des zones de travail, pas à partir de la seule surface au sol.

La présence de lanterneaux et leur état sont consignés : ils modifient sensiblement la stratégie retenue.

Un point de contexte pèse particulièrement sur ce type d’opération. L’écart de pluviométrie entre la côte au vent de Basse-Terre et le sud de Grande-Terre dépasse un facteur trois : le besoin de déshumidification n’est pas le même d’une commune à l’autre.

Nous appliquons ici la chronologie habituelle : rien n’est signé tant que le dossier n’est pas constitué et validé, car cette étape ne se rattrape pas après coup.

Par commune

Les Abymes · Baie-Mahault · Le Gosier · Pointe-à-Pitre

Conditions d’éligibilité principales

  • Local d’activité de grande hauteur : entrepôt, atelier, halle, hangar agricole
  • Hauteur sous plafond ou sous faîtage significative, à partir de cinq mètres environ
  • Note de dimensionnement établie avant installation : nombre, diamètre et implantation des appareils
  • Installation électrique permettant l’alimentation et le pilotage des appareils

La liste complète des conditions et des pièces à réunir figure sur la fiche solution. Pour le fonctionnement général du dispositif, voir les aides CEE outre-mer.

5 m
hauteur à partir de laquelle la stratification devient nette
1 m/s
vitesse d’air qui change réellement le ressenti
hors CEE
fiches limitées à la France métropolitaine

Questions fréquentes — Guadeloupe

La fiche d’opération s’applique-t-elle en Guadeloupe ?

Le champ géographique est vérifié avant tout engagement. Nous n’instruisons un dossier que lorsque la fiche mobilisée couvre explicitement la France d’outre-mer, et nous vous le disons clairement lorsque ce n’est pas le cas.

Faut-il être présent pendant la visite technique en Guadeloupe ?

Une présence est nécessaire pour ouvrir les accès et valider les points relevés. La visite dure rarement plus d’une heure sur un bâtiment de taille courante.

Puis-je obtenir une première réponse sans visite ?

Oui. Une lecture d’éligibilité se fait sur pièces : quelques photographies, la dernière facture d’électricité et la nature du bâtiment suffisent pour une première orientation, sans déplacement.

Quel entretien prévoir ?

Peu de chose : un contrôle périodique des fixations et un nettoyage des pales. En atmosphère saline ou poussiéreuse, la fréquence de nettoyage augmente et le choix des matériaux compte.

Faut-il isoler la toiture d’abord ?

C’est le bon ordre. Le brassage traite la répartition de la chaleur ; l’isolation en réduit l’apport. Commencer par l’enveloppe donne un meilleur résultat final et permet souvent d’installer moins d’appareils.