🪟 Professionnels

Protections solaires des baies vitrées

Brise-soleil, casquettes et lames orientables sur les baies des bureaux, écoles, hôtels et commerces : arrêter le soleil avant qu’il ne traverse le vitrage.

Statut réglementaire

Opération couverte par une fiche d’opération standardisée applicable en France d’outre-mer (BAT-EN-110). Fiche propre à la France d’outre-mer (BAT-EN-110), réservée aux bâtiments tertiaires de 10 000 m² au plus, sans date de fin dans son texte en vigueur.

Dans un bâtiment tertiaire vitré, le soleil qui traverse les baies se transforme en chaleur à l’intérieur, et la climatisation doit l’évacuer. Une protection placée à l’extérieur de la baie arrête le rayonnement avant qu’il n’atteigne le vitrage : c’est la façon la plus efficace de réduire cet apport. En outre-mer, l’opération dispose d’une fiche propre, réservée au tertiaire.

À qui s’adresse cette solution

Immeubles de bureaux vitrés, administrations, établissements scolaires, hôtels, cliniques et commerces à vitrines exposées, dans des bâtiments de 10 000 m² au plus.

  • Immeubles de bureaux vitrés (administrations, banques, sièges)
  • Établissements scolaires
  • Hôtels
  • Cliniques et centres de santé
  • Commerces avec vitrines exposées

Le principe technique

L’opération porte sur la pose de protections fixes ou mobiles projetables (brise-soleil, casquettes, lames orientables) sur des baies en contact avec l’extérieur. Le critère de la fiche est le facteur solaire de la baie protégée : il doit être inférieur ou égal à 0,4, avec un barème plus favorable à 0,25 ou moins. Il se justifie par la valeur du fabricant ou par une note de calcul selon la méthode applicable sur le territoire.

Ce que le climat tropical change

La réglementation thermique ultramarine fait de la protection solaire des baies une exigence de base pour les constructions récentes. Sur un bâtiment existant qui en est dépourvu, c’est l’un des rares travaux qui réduit directement la charge de climatisation sans toucher aux équipements.

≤ 0,4
facteur solaire exigé pour la baie protégée
15 ans
durée de vie conventionnelle retenue par la fiche
10 000 m²
surface maximale du bâtiment

Conditions d’éligibilité en bref

  • Locaux tertiaires existants ou neufs de 10 000 m² au plus, en France d’outre-mer
  • Protections fixes ou mobiles projetables, posées sur des baies en contact avec l’extérieur
  • Facteur solaire de la baie protégée ≤ 0,4 (barème majoré à 0,25 ou moins)
  • Justificatif : valeur du fabricant, ou note de calcul datée et signée
  • Pose par un professionnel ; films, stores de toile et écrans de végétation exclus

Conditions exactes, fiche par fiche

Chaque fiche précise son champ géographique, ses conditions et ses exclusions. Statut, version et date de fin vérifiés sur les textes officiels le 26/09/2026.

BAT-EN-110
En vigueur outre-mer

Protections des baies contre le rayonnement solaire (France d’outre-mer)
Secteur : Tertiaire · Champ : France d’outre-mer
Fiche propre à l’outre-mer. Bâtiments tertiaires de 10 000 m² au plus ; facteur solaire de la baie protégée ≤ 0,4 ; films et stores de toile exclus. Version A25-1 ; aucune date de fin dans le texte en vigueur.

Version A25-1 · Aucune date de fin dans le texte en vigueur

Conditions exactes et exclusions

Conditions

  • Locaux tertiaires existants ou neufs de surface totale ≤ 10 000 m², en France d’outre-mer
  • Protections de baies fixes ou mobiles contre le rayonnement solaire, posées par un professionnel
  • Baies en contact avec l’extérieur ; facteur solaire de la baie protégée ≤ 0,4 (calcul selon l’arrêté du 17/04/2009 à La Réunion et en Guyane, réglementation locale en Martinique/Guadeloupe, méthode reconnue à Mayotte)
  • Justificatif : valeur constructeur du facteur solaire ou note de calcul datée et signée (Batipays, Mayénergie…)

Exclusions

  • Stores de toile, écrans de végétation, murs, films pour vitrage
  • Protections opaques mobiles non projetables
  • Barème réduit pour les bureaux/commerces neufs en Martinique et Guadeloupe (330 / 640)
  • Bâtiments > 10 000 m²

Texte officiel de la fiche BAT-EN-110 (PDF, ecologie.gouv.fr)

Comment se calcule la prime

Chaque fiche fixe un volume de certificats en kilowattheures cumac (kWh cumac), selon une formule publiée : un montant unitaire multiplié par une surface, une puissance, un linéaire ou un nombre d’appareils. En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, zones non interconnectées, ce volume est multiplié par 2 (article 4 de l’arrêté du 29/12/2014). Pour donner un ordre de grandeur de la prime, nous retenons une valorisation de 7,5 € par MWh cumac, dont 70 % reversés au bénéficiaire. Les exemples ci-dessous sont des cas types calculés sur les barèmes officiels.

BAT-EN-110 — Bureaux existants à Fort-de-France, brise-soleil fixes sur 60 m² de baies (facteur solaire ≤ 0,25)

Formule de la fiche : Montant (kWh cumac) = montant par m² de baie protégée (selon FS et existant/neuf) × S

ÉtapeCalculRésultat
Forfait bâtiment existant, FS ≤ 0,25 (kWh cumac/m² de baie protégée)1 6001 600
× surface de baies protégées S (m²)1 600 × 6096 000
× 2 zone non interconnectée96 000 × 2192 000
Volume de certificats : 192 000 kWh cumac, bonification × 2 des zones non interconnectées comprise. Prime indicative : environ 1 000 € (192 MWh cumac × 7,5 € × 70 %). Coût estimé des travaux dans ce cas type : 9 000 à 24 000 € HT (estimation, hors aides). La prime en représente environ 4 à 11 %.
Montant indicatif

Montant indicatif, validé par l’obligé avant engagement. Le prix de valorisation varie selon le marché et l’obligé ; le montant définitif et le reste à charge figurent sur le devis, avant toute signature.

Pièces à réunir

  • Plans ou relevé des baies (dimensions, orientation)
  • Photographies des façades
  • Fiche technique des protections envisagées
  • Note de calcul du facteur solaire si nécessaire
  • Devis de l’installateur partenaire

Le détail du mécanisme de financement est expliqué sur la page les aides CEE outre-mer, et la chronologie d’un dossier dans le guide monter un dossier sans le rater.

Ce que cette opération apporte

Chaleur arrêtée dehors

Une protection extérieure bloque le rayonnement avant qu’il ne chauffe le vitrage et la pièce.

Confort visuel

Moins d’éblouissement sur les postes de travail et dans les salles de classe.

Climatisation soulagée

Moins d’apports solaires, c’est une climatisation moins sollicitée aux heures chaudes.

Durée de vie longue

La fiche retient une durée de vie conventionnelle de 15 ans pour ces protections.

Les étapes d’un dossier

1

Relevé des baies

Surfaces, orientations, protections existantes et contraintes de façade.

2

Choix des protections

Type de protection et facteur solaire visé, note de calcul si nécessaire.

3

Dossier et validation

Contrôle des conditions de la fiche et du devis, accord avant travaux.

4

Pose et preuves

Pose par le partenaire, preuve de réalisation mentionnant surface et facteur solaire.

Questions fréquentes

Les films pour vitrage sont-ils éligibles ?

Non. La fiche exclut les films pour vitrage, les stores de toile, les écrans de végétation et les protections opaques mobiles non projetables.

Comment justifier le facteur solaire ?

Par la valeur annoncée par le fabricant, ou par une note de calcul datée et signée, établie selon la méthode applicable sur le territoire.

Et pour les logements ?

Cette fiche est réservée au tertiaire. Pour un logement, les leviers mobilisables sont la toiture, les murs exposés, la climatisation en appartement et le chauffe-eau solaire.

Un bâtiment neuf est-il concerné ?

Oui, mais avec un barème nettement réduit pour les bureaux et commerces neufs de Martinique et de Guadeloupe.

Peut-on cumuler avec l’isolation de la toiture ?

Oui : ce sont deux opérations distinctes, sur deux parties différentes de l’enveloppe, chacune avec sa fiche et son dossier.